La très grande simplicité des règles du jeu de go contraste fortement avec la réelle subtilité du jeu. Deux joueurs prennent place devant un plateau comprenant 19 lignes horizontales et 19 lignes verticales, le go-ban.
Ces lignes définissent 361 intersections où seront posés les pions, ou «pierres» (go-ishi ). Ces pions sont au nombre de 180 pour les blancs et de 181 pour les noirs. Il est rare de les utiliser tous au cours d’une partie; cependant, quelques parties célèbres se sont jouées en plus de quatre cents coups.
Le joueur le plus faible prend les pions noirs, l’autre les blancs. Au début de la partie, le go-ban est vide. Les noirs jouent les premiers; ils posent un pion sur l’une quelconque des 361 intersections. Les blancs posent alors un pion sur l’une des intersections laissées vacantes et ainsi de suite. On ne pose qu’une pierre à la fois et l’on peut passer son tour (ce qui n’arrive que rarement et uniquement en fin de partie). Ces pions une fois posés ne se déplacent pas: ils demeurent en place jusqu’à la fin de la partie, ou bien ils sont faits prisonniers, et retirés du go-ban.
Le but de la partie est d’entourer le plus grand nombre possible d’intersections vides par des pions que l’adversaire ne parviendra pas à capturer. A gagné le joueur qui possède le plus grand nombre de telles intersections, dites «points de territoire», déduction faite des pions qui auraient été faits prisonniers.
Le jeu de go est un jeu extraordinaire, car il est compréhensible à partir de 5 ou 6 ans, mais n’a aucune limite dans sa complexité, à tel point que les meilleurs programmes-ordinateur ne se classeraient que 5e ou 6e kyu, ce qui n’est pas très fort. Il suffit pourtant de 20 minutes de pratique pour pouvoir jouer à ce jeu, dont les règles, pourtant plusieurs fois millénaires, n’ont quasiment pas changé, car déjà parfaites.
Ce jeu est une véritable gymnastique de l’esprit, et entraîne, surtout chez les jeunes, à développer la mémoire, l’imagination, la rigueur, la convivialité, l’esprit de compétition, les facultés de réflexion, d’observation, de concentration, et surtout, de s’affirmer dans le respect des autres selon des règles précises
